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Les laboratoires d’IA ont trouvé leur prochain essai gratuit : la salle de classe

Selon le Financial Times, les entreprises d’IA courtisent les écoles avec des outils adaptés, gratuits ou à prix réduit, en partenariat avec des start-up de l’EdTech. Lancé le 14 juillet, Claude for Teachers offre aux enseignants américains vérifiés un an d’accès premium gratuit.

Illustration en risographie d’un manuel scolaire ouvert et vierge sur un bureau, avec des rayons géométriques s’élevant de ses pages

Les entreprises d’IA investissent le marché de l’éducation de manière coordonnée : elles proposent des outils gratuits ou fortement réduits conçus pour les écoles et s’allient à des start-up de l’EdTech pour y entrer, rapporte le Financial Times. L’exemple récent le plus clair est Claude for Teachers d’Anthropic, annoncé le 14 juillet : les enseignants vérifiés des écoles américaines bénéficient d’un an d’accès gratuit à l’offre premium. L’assistant est relié aux normes scolaires des cinquante États afin de produire des plans de cours correspondant à un programme donné.

Le terrain est déjà encombré. Google propose Gemini for Education, OpenAI intègre un mode Étude à ChatGPT, Khan Academy dispose de Khanmigo, et une couche de start-up spécialisées, dont MagicSchool AI et SchoolAI, complète l’ensemble. L’argument adressé aux enseignants concerne presque toujours la charge de travail plutôt que la pédagogie : préparer un cours, adapter une fiche à une classe aux niveaux de lecture variés, rédiger le courriel aux parents. Le problème est réel et l’offre facile à vendre, ce qui explique qu’elle vise les enseignants plutôt que les élèves ou les administrateurs.

La gratuité est une stratégie, pas un cadeau, et cela mérite d’être dit franchement. L’éducation est le lieu où se forment les habitudes et où s’installent les coûts de changement : un enseignant qui passe un an à construire son organisation dans un assistant ne la recréera probablement pas ailleurs, et les élèves qui apprennent à réfléchir avec un outil particulier l’emporteront à l’université, puis au travail. Personne ne le cache. C’est la même méthode qui a installé Google Docs dans les écoles il y a dix ans. Les questions ouvertes sont celles auxquelles les établissements sont les moins armés pour répondre vite : que deviennent les données des élèves, que se passe-t-il après l’année gratuite, et à quoi ressemble la classe lorsqu’un système d’évaluation conçu pour un monde sans IA rencontre un monde où chaque élève en dispose ? La pression est déjà visible. Une enquête de l’ACM auprès de 763 enseignants en informatique dans 49 pays a révélé que 68 % avaient déjà modifié leurs examens à cause de l’IA.

Ce que cela signifie pour vous : Si vous enseignez, les offres sont réellement utiles et les réserves concernent les ennuyeuses questions administratives. Lisez donc ce que l’outil fait du travail des élèves avant de le lui confier et vérifiez ce que votre établissement ou district a effectivement autorisé. Si vous êtes parent, vous pouvez raisonnablement demander lors de la prochaine réunion, sans alarmisme : quels outils sont utilisés, qui voit les données, et quelle est la position de l’école sur l’usage de l’IA pour les devoirs ? Même si vous n’êtes ni l’un ni l’autre, surveillez ce domaine. L’assistant qui deviendra la norme dans les classes cette année aura de solides chances de devenir celui du monde du travail dans dix ans.

Sources

Sources: https://www.techmeme.com/260726/p9

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Des conversations Claude partagées sont apparues sur Google, et la leçon vaut pour tous les chatbots

Des conversations partagées avec la fonction de lien de Claude ont brièvement été indexées par les moteurs de recherche, car les pages n’avaient pas de balise noindex. Anthropic a rapidement corrigé le problème. Le fond du sujet : un lien de partage est une page web publique, quel que soit le nom donné par l’application.

Illustration en risographie d’une bulle de dialogue épinglée comme un avis sur un panneau public, avec une loupe au-dessus